الجمعة, مايو 8, 2026
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Banque de la défense : Québec dénonce les « tactiques de peur » de Toronto

by admin

 

RCI / La Presse canadienne

L’opposition a dénoncé jeudi une campagne de peur contre le Québec menée par Toronto pour obtenir le siège de la future Banque de la défense, mais la première ministre Christine Fréchette a refusé de s’en prendre à l’Ontario.

C’est La Presse qui rapporte que des promoteurs auraient brandi la menace séparatiste, donc l’élection éventuelle d’un gouvernement du Parti québécois en octobre, afin de miner la candidature de Montréal et d’obtenir cette nouvelle institution internationale, dont le nom officiel sera Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (Banque DSR).

Moi, je n’embarque pas là-dedans, on a tout ce qu’il faut pour se positionner, a plaidé Mme Fréchette en mêlée de presse en réponse à de nombreuses questions à savoir si elle déplorait les tactiques de Toronto.

Son ministre des Relations canadiennes a été plus explicite.

Je pense qu’il faut faire valoir la candidature de Montréal sans utiliser la peur. On n’embarquera pas dans une campagne de peur.

 Jean Boulet, ministre des Relations canadiennes

Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christopher Skeete, dénonce les propos de Toronto. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Interpellé à l’Assemblée nationale, le ministre québécois des Relations internationales, Christopher Skeete, a quant à lui dénoncé la situation.

C’est sûr que Toronto est toujours gagnant quand le Québec se divise. Nous, on va mettre de l’avant les grandes forces du Québec dans le dossier.

Plus tôt en matinée, le leader parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, avait déclaré qu’il n’était pas faux de dire qu’un potentiel référendum entraîne de l’instabilité économique.

Il a toutefois exhorté Toronto à cesser d’utiliser de telles tactiques qui n’ont pas leur place, selon lui.

N’allez pas là, n’allez pas là. Québec ne va pas se séparer, parce que le Parti libéral de Charles Milliard est là.

 Marc Tanguay, leader parlementaire du PLQ

Marc Tanguay a renchéri sur le fait qu’un référendum entraînerait de l’instabilité économique, selon lui. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Sol Zanetti, a également dénoncé des arguments de peur.

Montréal est une grande ville qui abrite déjà plein d’organisations internationales de haut niveau. (…) Montréal a tout pour accueillir n’importe quelle organisation et elle n’a rien à envier à Toronto, a-t-il fait valoir.

Selon Pascal Paradis, du Parti québécois (PQ), Toronto utiliserait de faux arguments.

Des gens de Toronto bâtissent une campagne basée sur des arguments de peur d’une instabilité hypothétique qui n’a pas été prouvée, a-t-il soutenu.

Quatre villes en compétition

La Banque de la défense est grosso modo un mécanisme international de financement de la défense, qui viserait à réduire les coûts d’emprunt pour les dépenses militaires.

Elle répondrait donc à un certain besoin, car un grand nombre d’États occidentaux, dont le Canada, révisent actuellement à la hausse leurs budgets militaires et procèdent à des investissements massifs.

Ce financement procurera ainsi des avantages pour les gouvernements membres et les entreprises du secteur de la défense, plus précisément les petites et moyennes entreprises, a indiqué le gouvernement fédéral.

De plus, la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience contribuera aussi à renforcer la collaboration avec les alliés et les partenaires aux vues similaires en matière de défense et de sécurité, et appuiera les pays membres dans leurs efforts d’accroître les investissements en défense, a-t-on précisé.

Au terme d’une rencontre tenue du 23 au 26 avril à Montréal avec les représentants de 18 États, le Canada a été choisi pour accueillir le siège de la Banque DSR, mais il reste à choisir la ville hôtesse.

Outre Montréal et Toronto, Vancouver et Ottawa seraient aussi intéressées.

Vendredi dernier, Mme Fréchette avait affirmé qu’elle allait faire tout son possible pour mousser la candidature de Montréal.

Nous avons besoin de cette organisation, avait-elle plaidé en conférence de presse au caucus de son parti à Rivière-du-Loup. Elle avait évoqué 3000 emplois potentiels avec la venue éventuelle de cette institution.

Mais dans une entrevue à Radio-Canada jeudi, la négociatrice en chef du Canada dans les tractations pour obtenir la Banque, Isabelle Hudon, s’est montrée plus prudente et a refusé de confirmer un nombre d’emplois aussi élevé.

Rappelons qu’en 2017, le gouvernement libéral de Philippe Couillard souhaitait obtenir pour Montréal le siège de la Banque fédérale des infrastructures, mais avait été coiffé par… Toronto. La Coalition avenir Québec (CAQ) avait à l’époque dénoncé cette défaite amère.

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