الخميس, مايو 7, 2026
الخميس, مايو 7, 2026
Home » Séparatisme albertain : un terreau fertile pour l’ingérence étrangère

Séparatisme albertain : un terreau fertile pour l’ingérence étrangère

by admin

RCI / Nicholas De Rosa

Tandis que l’Alberta se rapproche d’un référendum sur l’indépendance (nouvelle fenêtre), des chercheurs avertissent, dans un rapport publié mercredi (nouvelle fenêtre), que cet enjeu politique est mûr pour être exploité par des acteurs politiques étrangers qui voudraient semer la division au pays et saper la confiance dans ses institutions démocratiques.

Des entités russes et américaines sont d’ailleurs déjà à l’oeuvre : à l’aide d’outils de recherche spécialisés propulsés par l’intelligence artificielle (IA), les chercheurs ont observé que des sites web du réseau de propagande russe Pravda Network ont mentionné les termes Alberta, Albertains et 51e État 67 fois entre décembre 2025 et avril 2026.

Ces sites web ne sont pas nécessairement populaires auprès du grand public, mais le rapport note que de précédentes recherches (nouvelle fenêtre) indiquent qu’ils servent notamment à manipuler les bases de données d’entraînement de robots conversationnels pour recracher des informations qui cadrent avec les intérêts de la Russie.

Les chercheurs citent également un précédent rapport de la firme Recorded Future (nouvelle fenêtre) publié à la fin 2025. Celui-ci avait dévoilé une opération d’influence russe en identifiant deux sites web, ainsi qu’un compte YouTube et un compte TikTok, qui relayaient des messages en faveur de l’indépendance de l’Alberta.

Ces sites web et ces comptes avaient eux aussi une portée limitée, selon le rapport, mais leur existence démontre que la Russie veut s’immiscer dans les affaires canadiennes.

Nous avons des preuves, accumulées au cours des derniers mois et des dernières années, selon lesquelles la Russie cible des Canadiens pour les influencer au sujet de l’Ukraine. Pour les Russes, la séparation de l’Alberta est un autre enjeu à instrumentaliser. On ne s’attend pas du tout à ce qu’ils ralentissent, a expliqué en entrevue Brian McQuinn, codirecteur du Centre pour l’intelligence artificielle, les données et les conflits de l’Université de Regina et coauteur du rapport.

  1. McQuinn précise par ailleurs que l’équipe de recherche n’a pas pu dresser jusqu’ici un portrait complet des opérations d’influence russe au Canada en vue du référendum, mais qu’elle comptait le faire au courant des prochaines semaines. Néanmoins, il s’attend à ce que des acteurs russes ciblent les communautés en ligne les plus actives politiquement au pays au sujet de l’indépendance de l’Alberta.

Par le passé, la Russie a réussi à faire en sorte que ses messages soient relayés par des Canadiens ordinaires, parce qu’ils ont été repris par les écosystèmes en ligne d’extrême gauche et d’extrême droite. Nous nous attendons à voir exactement le même schéma ici, prévoit M. McQuinn.

De précédentes recherches (nouvelle fenêtre) d’une équipe menée par M. McQuinn ont en effet démontré que 83,3 % de la désinformation liée à la Russie propagée au Canada est relayée par des citoyens ordinaires.

États-Unis : un autre type d’influence étrangère

Une partie du rapport est consacrée à l’influence que tentent d’exercer des Américains sur les activités politiques au Canada.

Contrairement à l’ingérence russe qui opère dans l’ombre, l’influence américaine, elle, s’exerce au grand jour, selon les chercheurs.

Cela passe notamment par des influenceurs populaires de la sphère conservatrice, comme l’ancien journaliste de Fox News Tucker Carlson, qui pilote aujourd’hui son propre balado. Le 2 avril, il a par exemple affirmé que le Canada n’était pas souverain et que les États-Unis devraient songer à imposer de manière coercitive un changement de régime au Canada.

Tucker Carlson est suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Steve Bannon, ancien proche conseiller de Donald Trump, qui anime désormais sa propre émission en ligne, a affirmé de son côté que les États-Unis devraient reconnaître l’indépendance de l’Alberta et l’encourager à devenir le 51e État des États-Unis.

Le fait que les Américains agissent ouvertement fait en sorte que la chose semble moins menaçante. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine négociation d’un nouvel accord commercial. Ainsi, plus il y a de divisions, plus le Canada peut paraître instable et incohérent, et plus ils se retrouvent en position de force dans la négociation, analyse Brian McQuinn.

Si différents obstacles juridiques et administratifs (nouvelle fenêtre) sont surmontés, l’Alberta pourrait tenir un référendum sur l’indépendance le 19 octobre.

À lire aussi :

Nicholas De Rosa

You may also like

Editor-in-Chief: Nabil El-bkaili

CANADAVOICE is a free website  officially registered in NS / Canada.

 We are talking about CANADA’S international relations and their repercussions on

peace in the world.

 We care about matters related to asylum ,  refugees , immigration and their role in the development of CANADA.

We care about the economic and Culture movement and living in CANADA and the economic activity and its development in NOVA  SCOTIA and all Canadian provinces.

 CANADA VOICE is THE VOICE OF CANADA to the world

Published By : 4381689 CANADA VOICE \ EPUBLISHING \ NEWS – MEDIA WEBSITE

Tegistry id 438173 NS-HALIFAX

 

هذا الموقع مجاني ولا يخضع لاية رسوم

This website is free and does not incur any fees

Email: nelbkaili@yahoo.com 

 

Editor-in-Chief : Nabil El-bkaili
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00