Un référendum sur l'indépendance de l'Alberta pourrait avoir lieu en octobre. Photo : Radio-Canada / Emily Fitzpatrick CANADACANADA fra Séparatisme albertain : un terreau fertile pour l’ingérence étrangère by admin 6 مايو، 2026 written by admin 6 مايو، 2026 13 RCI / Nicholas De Rosa Tandis que l’Alberta se rapproche d’un référendum sur l’indépendance (nouvelle fenêtre), des chercheurs avertissent, dans un rapport publié mercredi (nouvelle fenêtre), que cet enjeu politique est mûr pour être exploité par des acteurs politiques étrangers qui voudraient semer la division au pays et saper la confiance dans ses institutions démocratiques. Des entités russes et américaines sont d’ailleurs déjà à l’oeuvre : à l’aide d’outils de recherche spécialisés propulsés par l’intelligence artificielle (IA), les chercheurs ont observé que des sites web du réseau de propagande russe Pravda Network ont mentionné les termes Alberta, Albertains et 51e État 67 fois entre décembre 2025 et avril 2026. Ces sites web ne sont pas nécessairement populaires auprès du grand public, mais le rapport note que de précédentes recherches (nouvelle fenêtre) indiquent qu’ils servent notamment à manipuler les bases de données d’entraînement de robots conversationnels pour recracher des informations qui cadrent avec les intérêts de la Russie. Les chercheurs citent également un précédent rapport de la firme Recorded Future (nouvelle fenêtre) publié à la fin 2025. Celui-ci avait dévoilé une opération d’influence russe en identifiant deux sites web, ainsi qu’un compte YouTube et un compte TikTok, qui relayaient des messages en faveur de l’indépendance de l’Alberta. Ces sites web et ces comptes avaient eux aussi une portée limitée, selon le rapport, mais leur existence démontre que la Russie veut s’immiscer dans les affaires canadiennes. Nous avons des preuves, accumulées au cours des derniers mois et des dernières années, selon lesquelles la Russie cible des Canadiens pour les influencer au sujet de l’Ukraine. Pour les Russes, la séparation de l’Alberta est un autre enjeu à instrumentaliser. On ne s’attend pas du tout à ce qu’ils ralentissent, a expliqué en entrevue Brian McQuinn, codirecteur du Centre pour l’intelligence artificielle, les données et les conflits de l’Université de Regina et coauteur du rapport. McQuinn précise par ailleurs que l’équipe de recherche n’a pas pu dresser jusqu’ici un portrait complet des opérations d’influence russe au Canada en vue du référendum, mais qu’elle comptait le faire au courant des prochaines semaines. Néanmoins, il s’attend à ce que des acteurs russes ciblent les communautés en ligne les plus actives politiquement au pays au sujet de l’indépendance de l’Alberta. Par le passé, la Russie a réussi à faire en sorte que ses messages soient relayés par des Canadiens ordinaires, parce qu’ils ont été repris par les écosystèmes en ligne d’extrême gauche et d’extrême droite. Nous nous attendons à voir exactement le même schéma ici, prévoit M. McQuinn. De précédentes recherches (nouvelle fenêtre) d’une équipe menée par M. McQuinn ont en effet démontré que 83,3 % de la désinformation liée à la Russie propagée au Canada est relayée par des citoyens ordinaires. États-Unis : un autre type d’influence étrangère Une partie du rapport est consacrée à l’influence que tentent d’exercer des Américains sur les activités politiques au Canada. Contrairement à l’ingérence russe qui opère dans l’ombre, l’influence américaine, elle, s’exerce au grand jour, selon les chercheurs. Cela passe notamment par des influenceurs populaires de la sphère conservatrice, comme l’ancien journaliste de Fox News Tucker Carlson, qui pilote aujourd’hui son propre balado. Le 2 avril, il a par exemple affirmé que le Canada n’était pas souverain et que les États-Unis devraient songer à imposer de manière coercitive un changement de régime au Canada. Tucker Carlson est suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. Photo : Reuters / Brendan McDermid Steve Bannon, ancien proche conseiller de Donald Trump, qui anime désormais sa propre émission en ligne, a affirmé de son côté que les États-Unis devraient reconnaître l’indépendance de l’Alberta et l’encourager à devenir le 51e État des États-Unis. Le fait que les Américains agissent ouvertement fait en sorte que la chose semble moins menaçante. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine négociation d’un nouvel accord commercial. Ainsi, plus il y a de divisions, plus le Canada peut paraître instable et incohérent, et plus ils se retrouvent en position de force dans la négociation, analyse Brian McQuinn. Si différents obstacles juridiques et administratifs (nouvelle fenêtre) sont surmontés, l’Alberta pourrait tenir un référendum sur l’indépendance le 19 octobre. À lire aussi : Des Néerlandais derrière des chaînes YouTube pro-séparation de l’Alberta (nouvelle fenêtre) Nicholas De Rosa 0 comment 0 FacebookTwitterPinterestEmail admin previous post Liban : Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah en banlieue de Beyrouth next post Canadian privacy czars call out ’several concerns’ with how OpenAI trained ChatGPT You may also like Why the Lebanon-Israel ceasefire is ’in name only’ 6 مايو، 2026 The Kremlin has been throttling the internet and... 6 مايو، 2026 Canada’s mid-size cities are growing like big ones... 6 مايو، 2026 Canadian privacy czars call out ’several concerns’ with... 6 مايو، 2026 Liban : Israël vise un commandant de haut... 6 مايو، 2026 OpenAI n’a pas respecté la loi sur les... 6 مايو، 2026 Iran : Trump juge un accord « très possible », mais... 6 مايو، 2026 L’Ordre des pharmaciens recommande le retrait des boissons... 6 مايو، 2026 أوتاوا تعمل على تتبّع مغادرة الطلاب الأجانب وسائر... 6 مايو، 2026 عقارات تورونتو الكبرى: الأسعار المتراجعة تحفّز المبيعات 6 مايو، 2026