Le cours de l'action de la pétrolière l'Impériale a augmenté de 50% depuis le début de l'année. Photo : fournie par l'Impériale (site Internet) CANADACANADA fra La bonne santé des pétrolières profite peu à la population by admin 5 مايو، 2026 written by admin 5 مايو، 2026 13 RCI / Tiphanie Roquette Avec un prix du baril de pétrole dépassant les 100 $ US, les pétrolières canadiennes font sans aucun doute des profits importants en ce moment. Mais, comme en 2022 (nouvelle fenêtre), lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, cette manne risque peu de se répercuter dans le reste de l’économie en Alberta et au Canada. Les résultats du premier trimestre de l’Impériale, première entreprise à publier ses états financiers, ont déçu les analystes. L’entreprise a enregistré un profit de 940 millions de dollars, en baisse de 350 millions par rapport au premier trimestre de 2025. Toutefois, comme preuve que les choses vont bien pour la pétrolière, une des raisons expliquant cette baisse est une augmentation de la rémunération de ses cadres. Leur compensation est en effet liée aux résultats boursiers de l’entreprise et l’action de l’Impériale a augmenté de 50 % lors du premier trimestre. Les concurrents de l’Impériale ont tout autant le vent en poupe. Depuis le début de l’année, le cours de Cenovus s’est accru d’environ 70 %, et celui de Suncor, de 50 %. Le problème, c’est que ces revenus ne sont pas réinvestis dans l’économie locale, donc on n’a pas vu d’augmentation majeure en investissement, souligne Charles St-Arnaud, économiste en chef chez Servus Credit Union. Face à de meilleures perspectives économiques pour l’entreprise, le PDG de l’Impériale, John Whelan, a en effet réitéré sa position pour l’instant:« Aucun changement dans notre philosophie. Nous restons déterminés à reverser des liquidités aux actionnaires. » Les prix sont trop volatils pour des investissements de long terme. Au contraire, l’entreprise poursuit son plan de restructuration, (nouvelle fenêtre) ce qui a conduit à 130 licenciements au premier trimestre. À lire aussi : Le prix du baril de pétrole Brent à un sommet depuis 2022 (nouvelle fenêtre) Donald Trump aurait-il déclenché une révolution verte malgré lui? (nouvelle fenêtre) La crise pétrolière fera-t-elle baisser notre consommation d’essence? (nouvelle fenêtre) Ceci est un problème, rappelle Charles St-Arnaud : les trois quarts des actionnaires de ces entreprises ne sont pas canadiens. Donc l’argent ne reste pas dans l’économie locale. Pour chaque dollar de dividende, il y a seulement 25 sous qui restent au Canada. Si on regarde en Alberta, c’est maximum peut-être 10 sous. Une citation de Charles St-Arnaud, économiste en chef chez Servus Credit Union L’abordabilité mise à mal Si les Canadiens ne tirent pas profit de la bonne santé de l’industrie pétrolière comme par le passé, ils payent toutefois les pots cassés de la crise géopolitique. Le camionneur Joel Vijayan vient tout juste de déménager en Alberta de l’Ontario. La hausse du prix du carburant a brûlé son budget. En trois mois, le litre d’essence a augmenté de plus de 40 %, selon la firme Kalibrate. Joel Vijayan devait conduire jusqu’à 80 km pour aller récupérer son camion au dépôt de son entreprise. La majorité de l’argent que je gagnais allait au coût de l’essence, raconte-t-il. Selon un sondage réalisé par la firme Janet Brown Research pour CBC News, près de 60 % des Albertains ont répondu qu’ils avaient de la difficulté à boucler leur budget mensuel. C’est la proportion la plus élevée depuis la publication du sondage en 2018. Plus de la moitié estiment que l’état de l’économie provinciale empire, le pourcentage le plus élevé depuis les premiers jours de la pandémie de COVID-19. La pauvreté s’aggrave à Calgary, constate Michelle James, la directrice des politiques à Vibrant Communities Calgary, une organisation qui lutte contre la pauvreté. Nos partenaires sociaux nous disent qu’ils voient de plus en plus de nouveaux clients. La directrice des politiques à Vibrant Communities Calgary, Michelle James, constate que les salaires ne suivent pas la hausse des coûts pour les Calgariens.Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette Les travailleurs directement dans l’industrie réussissent probablement à avoir de bons salaires, mais cela n’a pas l’effet d’entraînement […] pour l’économie en général, résume ainsi Charles St-Arnaud. Comment combler le fossé? Pour l’organisation environnementale Greenpeace, une solution est dans l’imposition d’une taxe sur les profits extraordinaires des entreprises énergétiques, comme cela est en discussion en Europe. On n’exploite pas plus de pétrole en temps de guerre. C’est simplement le flux des marchés mondiaux qui change. On pense que cet argent devrait revenir dans les poches des Canadiens et Canadiennes à travers une taxe sur les profits exceptionnels, explique Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada. C’est une manière assez simple, claire, directe. On taxe ces profits exceptionnels, on prend l’argent, on le réinvestit dans le filet social. Une citation de Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada Il ajoute que les revenus de cette taxe pourraient être utilisés à des mesures d’abordabilité ou à des mesures incitatives pour diminuer l’utilisation des énergies fossiles au Canada. Louis Couillard ne croit pas qu’une telle taxe découragera l’investissement, puisqu’elle ne s’appliquerait que sur des bénéfices exceptionnels. L’économiste Charles St-Arnaud rappelle que les redevances pétrolières permettent aux Albertains de payer moins d’impôts pour financer des services publics.Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault L’économiste Charles St-Arnaud craint toutefois que cela envoie un signal négatif à un moment où le Canada essaye plutôt d’attirer des investisseurs. Je pense qu’il faut peut-être plus essayer de se poser la question, comment est-ce qu’on peut inciter les pétrolières à réinvestir cet argent-là dans l’économie? souligne-t-il. Michelle James, de Vibrant Communities Calgary, espère, quant à elle, une réponse du côté du gouvernement provincial. Le budget albertain, prévu déficitaire fin février, a coupé dans plusieurs programmes sociaux (nouvelle fenêtre). L’apport des redevances pétrolières devrait permettre, si ce n’est de renverser la situation fiscale, au moins de l’avoir adoucie. Il s’agit, par exemple, des aides au revenu, de l’aide sociale, ou encore des logements abordables. Ce type d’investissements, à des moments où les recettes publiques sont élevées, mais où la population est en difficulté, soutiendra réellement la croissance économique globale à long terme, affirme-t-elle. Méthodologie du sondage commandé par CBC Le sondage a touché 1200 Albertains, qui ont été questionnés par méthodologie hybride consistant à contacter les participants par téléphone et à leur proposer de répondre à l’enquête immédiatement, plus tard, ou à travers un lien par courriel. La firme a contacté une liste aléatoire de numéros téléphoniques fixes et portables. Le taux de réponse était de 11,7 %. La marge d’erreur est de plus ou moins 2,8 points de pourcentage, dans 19 cas sur 20. Tiphanie Roquette 0 comment 0 FacebookTwitterPinterestEmail admin previous post Mark Carney nommera la prochaine gouverneure générale mardi next post 1700 propriétés touchées par la construction du TGV entre Montréal et Ottawa You may also like Why Trump’s plan to guide ships safely through... 5 مايو، 2026 Hundreds of youths descend on Vancouver’s Scientology building... 5 مايو، 2026 Des robots livreurs de nourriture à domicile, une... 5 مايو، 2026 Ormuz : Washington promet une réponse « dévastatrice » à toute... 5 مايو، 2026 »Hantavirus sur un bateau : l’OMS soupçonne une « transmission... 5 مايو، 2026 1700 propriétés touchées par la construction du TGV entre... 5 مايو، 2026 Mark Carney nommera la prochaine gouverneure générale mardi 5 مايو، 2026 Ottawa veut contacter les étudiants internationaux dont le... 5 مايو، 2026 Hantavirus sur un bateau de croisière : les passagers... 5 مايو، 2026 Two men face several charges after dramatic incident... 5 مايو، 2026