SANTÉ et SEX – CANADA VOICE https://canadavoice.info Editor-in-Chief: Nabil Elbkaili Wed, 24 Jul 2024 01:16:15 +0000 ar hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 المتظاهرون الداعمون للفلسطينيين يخلون مخيمهم في جامعة فيكتوريا https://canadavoice.info/%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%aa%d8%b8%d8%a7%d9%87%d8%b1%d9%88%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%af%d8%a7%d8%b9%d9%85%d9%88%d9%86-%d9%84%d9%84%d9%81%d9%84%d8%b3%d8%b7%d9%8a%d9%86%d9%8a%d9%8a%d9%86-%d9%8a%d8%ae%d9%84/ Wed, 24 Jul 2024 01:16:15 +0000 https://canadavoice.info/?p=123082  

راديو كندا الدولي / RCI

تمّ إخلاء مخيم الاحتجاج المؤيد للفلسطينيين في حرم جامعة فيكتوريا بعد نحو ثلاثة أشهر على إبصاره النور. وفيكتوريا هي عاصمة مقاطعة بريتيش كولومبيا في أقصى الغرب الكندي وتقع في جزيرة فانكوفر.

وأصدرت الجامعة الواقعة في منطقة فيكتوريا الكبرى بياناً قالت فيه إنّ المتظاهرين غادروا المخيم يوم أمس الاثنين وإنّ العمل على ترميم المكان الذي أُقيم فيه المخيم قد بدأ.

’’نحن مدركون أنّ هذا كان وقتاً صعباً ومثيراً لانقسامٍ عميق، ونقدّر الجهود التي يبذلها الكثيرون للاستجابة بتعاطف وصبر‘‘، قالت الجامعة في بيانها الصادر أمس.

وكانت الجامعة قد أصدرت نهاية الأسبوع إشعاراً بالتعدّي على ممتلكاتها من قبل المتظاهرين، مضيفةً أنّ إدارتها لا ترى ’’أيّ احتمال آخر لحوار ناجح‘‘ معهم.

وأكّدت الجامعة يوم أمس في رسالة بالبريد الإلكتروني أنّ المخيّم الاحتجاجي الذي أُقيم في الأول من أيار (مايو) يتم تفكيكه من قبل المتظاهرين.

من جهتهم، قال المتظاهرون على وسائل التواصل الاجتماعي إنّ إدارة الجامعة أعطتهم مهلة حتى صباح أمس لإخلاء المخيم، وأضافوا أنهم كانوا يخططون لـ’’إفطار التعدّي‘‘ في ذلك الوقت، لكنهم لم يذكروا تفاصيل الخطوات التالية.

ولم تستجب مجموعة المتظاهرين لطلبات التعليق من قبل الإعلام، وفق ما أفادته وكالة الصحافة الكندية مساء أمس.

وأظهرت الصور المنشورة على وسائل التواصل الاجتماعي مراحل مختلفة من عملية تفكيك المخيّم يوم أمس. وكانت الحواجز المحيطة بالمخيم لا تزال مرئية لكنّ الخيام كانت قد أُزيلت.

لقطة للمخيم الداعم للفلسطينيين في حرم جامعة جزيرة فانكوفر في نانايمو.
الصورة: fournie par Chris Alemany

 

وفي بريتيش كولومبيا دوماً، وهي كبرى مقاطعات الغرب الكندي الأربع، كان متظاهرون داعمون للفلسطينيين قد أخلوا طواعيةً في 7 تموز (يوليو) الجاري مخيماً أقاموه في حرم جامعة بريتيش كولومبيا (UBC) في فانكوفر.

ويُذكر أنّ جامعة جزيرة فانكوفر (VIU) أطلقت إجراءات قانونية ضدّ المتظاهرين الداعمين للفلسطينيين الذين رفضوا تفكيك مخيم احتجاجي أقاموه في الحرم الجامعي في نانايمو بعد إصدارها إشعاراً بالتعدي على ممتلكاتها في 11 تموز (يوليو).

ويوم أمس قالت متحدثة باسم هذه الجامعة إنه ليس هناك أيّ تحديث بشأن الوضع في المخيم الاحتجاجي المذكور منذ 15 تموز (تموز) عندما قالت إدارة الجامعة إنّ المتظاهرين تجاهلوا إشعار التعدي على ممتلكاتها.

ويطالب الطلاب الكنديون المتظاهرون الداعمون للفلسطينيين في الحرب المتواصلة منذ تسعة أشهر ونصف بين إسرائيل من جهة وحركة حماس وفصائل فلسطينية أُخرى في قطاع غزة من جهة اُخرى جامعاتهم بأن تقطع علاقاتها المالية والأكاديمية مع الشركات والمؤسسات الإسرائيلية.

(نقلاً عن وكالة الصحافة الكندية، ترجمة وإعداد فادي الهاروني)

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Infirmières d’agences : des conditions plus attrayantes que dans le secteur public https://canadavoice.info/infirmieres-dagences-des-conditions-plus-attrayantes-que-dans-le-secteur-public/ Fri, 23 Feb 2024 08:35:41 +0000 https://canadavoice.info/?p=113513

La Nouvelle-Écosse a dépensé près de 44 millions de dollars entre avril et septembre 2023 pour les services des infirmières d’agences, selon une enquête réalisée par The Globe and Mail. Depuis la pandémie, ce marché est en plein essor, et le personnel itinérant a, pour l’instant, peu de bonnes raisons de renoncer à ce mode de vie. Une infirmière itinérante qui travaille en Atlantique nous a raconté son quotidien de manière anonyme.

Depuis cinq ans, Jessica (il s’agit d’un nom d’emprunt) vit dans plusieurs provinces. Après avoir obtenu son diplôme en Colombie-Britannique et exercé dans des hôpitaux de la province pendant deux ans et demi, elle a décidé de devenir infirmière d’agence.

De petits contrats, un peu partout

Depuis, elle enchaîne les contrats de quatre à six semaines dans des établissements du Nouveau-Brunswick, de la Saskatchewan ou de la Colombie-Britannique et elle a également travaillé en Nouvelle-Écosse.

Le travail ne manque pas, en moyenne, j’ai neuf à dix contrats par an, explique-t-elle. J’ai trouvé ma première agence sur Google, il y en avait beaucoup moins à l’époque, mais l’industrie a connu un essor considérable pendant la COVID.

Les provinces ont recours à des infirmières du secteur privé dans les hôpitaux ou les foyers de soins de longue durée. (Photo d’archives)
Photo : Getty Images

D’ailleurs, au départ, Jessica trouvait des contrats plutôt dans des zones rurales à parfois six heures de route d’un Tim Horton, illustre-t-elle. Puis, la COVID est arrivée. De grands hôpitaux et des centres de traumatologie, par exemple, ont eu besoin d’infirmières itinérantes.

À 29 ans, elle aime ce mode de vie. Je n’ai pas d’attaches, pas d’enfants, j’aime voyager et vivre dans un environnement en constante évolution, explique-t-elle.

Une rémunération intéressante

Impossible de connaître le salaire de Jessica. Son contrat avec son agence ne lui permet pas de dévoiler cette information, mais elle évoque aussi une courtoisie professionnelle vis-à-vis de ses collègues qui travaillent aussi dur que moi, et dont la situation personnelle ne leur permet pas de déménager toutes les six semaines.

Nous fournissons un service et cela se traduit par un salaire plus élevé. Nous sommes essentiellement payés parce que nous voyageons à travers le pays. Nous sommes loin de nos familles. Nous sommes dans un environnement inconnu. Nous n’avons pas notre mot à dire sur notre emploi du temps une fois que nous sommes arrivés, ajoute Jessica. Elle estime toutefois que ses collègues devraient gagner la même somme d’argent qu’elle.

Selon les informations compilées par The Globe and Mail, les agences peuvent recevoir des régies de santé plus de 300 dollars l’heure par professionnel de la santé. Et en moyenne, les infirmiers recrutés par des agences sont payés entre 85 et 100 dollars, loin devant le salaire de base des infirmiers en Nouvelle-Écosse qui se situe entre 40 et 49 dollars.

Et, selon Jessica, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick le salaire de base des infirmières itinérantes est plus élevé que dans les autres provinces.

Cette rémunération est importante, mais exempte de prestations sociales, comme les cotisations de retraite, par exemple.

Ces professionnels de la santé bénéficient toutefois du remboursement des les frais de voyages, de logement, de repas ou de formations. Les conditions varient d’une régie de santé provinciale à une autre.

Entre avril et septembre 2023, la Nouvelle-Écosse a dépensé 49,3 millions de dollars auprès des agences. C’est 10 fois plus que le montant versé en 2018-2019, selon les informations recueillies par The Globe And Mail.

Des mesures pour limiter ces usages

Les montants versés aux agences font grincer des dents; les gouvernements provinciaux tentent donc d’en encadrer l’usage.

Le Québec est en train d’adopter son projet de loi interdisant le recours aux agences de placement dans le secteur de la santé. De son côté, le gouvernement progressiste-conservateur de Tim Houston, en Nouvelle-Écosse, a décidé en décembre de limiter à 180 jours la durée de travail des infirmières d’agences dans les hôpitaux de la province, avec une pause d’un an entre chaque contrat.

Une infirmière penchée au-dessus d’une personne couchée dans un lit d’hôpital. (Photo d’archives)
Photo : Reuters / Raquel Cunha

Je pense que cette règle sera plus un obstacle qu’une aide pour être honnête, dit toutefois Jessica. Si le nombre d’infirmières qui se rendent en Nouvelle-Écosse diminue en raison des nouvelles règles, ce que j’ai constaté sur les forums pour les infirmières itinérantes, cela ne fera qu’aggraver le manque de main-d’œuvre en Nouvelle-Écosse.

Le nombre de postes d’infirmières vacants au pays augmente de manière considérable depuis plusieurs années, et touche toutes les régions du pays.

Le gouvernement néo-écossais tente aussi de convaincre les infirmières de revenir dans le secteur public en donnant des primes. Autre mesure : les futurs diplômées néo-écossaises ne pourront pas travailler comme infirmières itinérantes durant leur première année de travail.

Un service public encore trop peu attrayant

Si les infirmières d’agences sont souvent montrées du doigt, Jessica estime être utile au bon fonctionnement du système de santé.

Le secteur médical et les gouvernements savaient qu’il y aurait une grave pénurie d’infirmières quand les baby-boomers prendraient leur retraite, mais rien ne s’est passé, et maintenant, les agences et les infirmières itinérantes sont dépeintes comme des parasites opportunistes, indique-t-elle.

Aujourd’hui, le syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse souhaite que la province abandonne ce système et mette en place sa propre agence sous la tutelle de la régie de santé de la Nouvelle-Écosse. Ces professionnels appartiendraient aux Néo-Écossais, selon Janet Hazelton, la présidente du syndicat. Nous les paierions plus que d’autres infirmières, bien sûr, car elles auraient moins de sécurité, mais pas autant que les agences privées.

De son côté, Jessica pense continuer pendant encore plusieurs années à travailler de cette manière. J’ai le luxe de pouvoir quitter un environnement de travail surchargé ou trop petit pour la communauté. Tant que les conditions de travail ne se seront pas améliorées, ce qui veut dire augmenter les salaires et le personnel, je ne vais pas signer pour un emploi dans le secteur public.

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Le tabagisme aurait un impact durable sur le système immunitaire, selon des scientifiques https://canadavoice.info/le-tabagisme-aurait-un-impact-durable-sur-le-systeme-immunitaire-selon-des-scientifiques/ Sun, 18 Feb 2024 06:42:11 +0000 https://canadavoice.info/?p=112839

Par Euronews

Des années après avoir arrêté de fumer, le tabac continue d’avoir un impact sur le système de défense de l’organisme, ont découvert des chercheurs.

Selon une nouvelle étude, la cigarette a un impact à long terme sur le système immunitaire.

Des scientifiques de l’Institut Pasteur français ont constaté que les effets du tabac sur les défenses immunitaires de l’organisme persistent des années après l’arrêt du tabac.

L’étude a été publiée mercredi dans la revue scientifique Nature.

Les chercheurs ont entrepris d’étudier quels autres facteurs, outre l’âge, le sexe et la génétique, jouent un rôle dans la manière dont l’organisme se défend contre les envahisseurs extérieurs.

Ils ont exposé des échantillons de sang de 1 000 personnes en bonne santé à des virus et à des bactéries et ont observé leurs réponses immunitaires, en tenant compte de 136 variables, dont l’indice de masse corporelle (IMC), le tabagisme, le sommeil, l’exercice physique et d’autres facteurs.

Trois variables ressortent : le tabagisme, l’infection latente par le cytomégalovirus (un virus asymptomatique de la famille de l’herpès) et l’IMC.

Les auteurs ont expliqué que les fumeurs actuels présentaient une réponse inflammatoire accrue lorsqu’ils étaient stimulés par des bactéries, réponse qui disparaissait lorsqu’ils arrêtaient de fumer, mais que les effets du tabagisme sur les réponses des lymphocytes T, les cellules qui vous protègent contre les maladies, persistaient des années après l’arrêt du tabagisme.

Impact à long terme sur l’immunité

“Une comparaison des réponses immunitaires chez les fumeurs et les ex-fumeurs a révélé que la réponse inflammatoire revenait rapidement à des niveaux normaux après l’arrêt du tabac, tandis que l’impact sur l’immunité adaptative persistait pendant 10 à 15 ans”, explique Darragh Duffy, chef de l’unité d’immunologie translationnelle de l’Institut Pasteur et dernier auteur de l’étude, dans un communiqué.

“C’est la première fois qu’il est possible de démontrer l’influence à long terme du tabagisme sur les réponses immunitaires”.

Selon les chercheurs, il semble que le tabagisme entraîne des modifications durables du système immunitaire en affectant l’expression des gènes.

“Il s’agit d’une découverte majeure qui élucide l’impact du tabagisme sur l’immunité des individus sains et aussi, par comparaison, sur l’immunité des individus souffrant de diverses maladies”, affirme Violaine Saint-André, biologiste à l’Institut Pasteur et auteur principal de l’étude.

Les scientifiques ont indiqué que d’autres études étaient nécessaires sur des populations plus diversifiées. D’autres recherches pourraient également permettre d’identifier les interactions entre les protéines et les gènes affectées par le tabagisme.

“Ces résultats permettent de mieux comprendre les effets du tabagisme sur la santé humaine et le rôle des effets environnementaux modifiables sur la variabilité de la réponse immunitaire”, concluent les auteurs.

]]> Le Viagra pourrait-il réduire le risque de maladie d’Alzheimer chez les hommes ? https://canadavoice.info/le-viagra-pourrait-il-reduire-le-risque-de-maladie-dalzheimer-chez-les-hommes/ Sun, 18 Feb 2024 06:22:35 +0000 https://canadavoice.info/?p=112824

Par Euronews

Cet article a été initialement publié en anglais

Une nouvelle étude établit un lien entre les médicaments contre les troubles de l’érection et une réduction du risque de cette forme courante de démence.

Selon une nouvelle étude, les hommes à qui l’on a prescrit des médicaments contre la dysfonction érectile tels que le Viagra et le Cialis ont 18 % de risques en moins de développer la maladie d’Alzheimer.

Cette découverte permet d’espérer que ces médicaments pourraient être réaffectés à la prévention de cette forme courante de démence, mais d’autres essais cliniques sont nécessaires pour déterminer s’il existe réellement un lien de cause à effet.

La nouvelle étude britannique porte sur près de 270 000 hommes à qui on avait diagnostiqué des troubles de l’érection et qui n’avaient pas de problèmes cognitifs au début de l’étude.

Environ 55 % d’entre eux prenaient des médicaments tels que le sildénafil (Viagra), le tadalafil (Cialis), le vardénafil et l’avanafil, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 qui agissent en dilatant les vaisseaux sanguins.

Publiée dans la revue Neurology, la recherche révèle que le lien entre les médicaments et la réduction du risque de maladie d’Alzheimer était plus important chez les personnes qui avaient les ordonnances les plus fréquentes.

Bien que nous fassions des progrès avec les nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer – qui éliminent les plaques amyloïdes dans le cerveau des personnes aux premiers stades de la maladie – nous avons désespérément besoin de traitements qui peuvent prévenir ou retarder le développement de la maladie d’Alzheimer“, déclare dans un communiqué le Dr Ruth Brauer, auteur principal de l’école de pharmacie de l’University College London.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats, en savoir plus sur les avantages potentiels et les mécanismes de ces médicaments, et étudier le dosage optimal“, ajoute-t-elle.

Nécessité d’un essai contrôlé avec les deux sexes

Les chercheurs suggèrent qu’un essai randomisé et contrôlé portant sur les deux sexes permettrait de confirmer l’existence d’un lien direct entre les médicaments et la réduction du risque de maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence et touche environ 7,8 millions de personnes dans l’Union européenne. Elle se caractérise par un déclin de la mémoire et des capacités de raisonnement.

Les médicaments contre les troubles de l’érection, tels que le Viagra, ont été initialement développés pour traiter l’hypertension et l’angine de poitrine. Selon les chercheurs, certaines études menées sur des animaux ont montré que ces médicaments pouvaient avoir des effets neuroprotecteurs.

Parmi les hommes de l’étude à qui l’on a prescrit des médicaments contre les troubles de l’érection, il y a eu 8,1 cas pour 10 000 personnes-années (une unité qui représente le nombre de participants à l’étude combiné à la durée pendant laquelle ils ont été observés).

En comparaison, parmi les hommes qui ne prenaient pas de médicaments, il y avait 9,7 cas pour 10 000 personnes-années.

L’âge moyen des participants au début de l’étude était de 58,5 ans et la durée médiane du suivi était de 5,1 ans.

Un lien controversé

Le Dr Ivan Koychev, chercheur clinique principal à l’Université d’Oxford et chercheur clinique à Dementias Platform UK, précise dans un communiqué que l’étude est d’une pertinence limitée en raison de “la difficulté d’établir des relations de cause à effet dans les études épidémiologiques.

Ivan Koychev, qui n’a pas été associé à l’étude, ajoute que ces types de médicaments contre la dysfonction érectile sont généralement pris en cas de besoin, et qu’il est donc difficile de déterminer la quantité et la fréquence à laquelle les hommes les prennent.

Le lien avec la maladie d’Alzheimer en particulier est controversé, car on sait qu’une proportion significative des cas de démence diagnostiqués comme étant des cas d’Alzheimer présentent cliniquement des pathologies supplémentaires ou alternatives“, déclare-t-il.

Mais comme la réaffectation de médicaments existants à la prévention de la démence est une “stratégie prometteuse“, des essais cliniques pourraient bientôt montrer l’utilité de ces médicaments pour réduire le risque de maladie d’Alzheimer.

santé sexuelle Médecine Maladie d’Alzheimer

]]> OMS : les cas de cancer pourraient augmenter de plus de 20 % en Europe d’ici à 2045 https://canadavoice.info/oms-les-cas-de-cancer-pourraient-augmenter-de-plus-de-20-en-europe-dici-a-2045/ Sun, 18 Feb 2024 06:18:18 +0000 https://canadavoice.info/?p=112817 euronews. / Par Lauren Chadwick

Cet article a été initialement publié en anglais

Un nouveau rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer met en évidence le poids croissant de cette maladie dans le monde.

Selon de nouvelles estimations du “Centre international de recherche sur le cancer” (CIRC), le nombre de nouveaux cas de cancer en Europe devrait augmenter de 22,5 % au cours des deux prochaines décennies.

En effet, le nombre de diagnostics de cancer augmente de 55 % au niveau mondial entre 2022 et 2045, passant d’environ 19,9 millions de cas de cancer en 2022 à 30,9 millions de cas en 2045.

Ces nouvelles estimations, publiées à l’occasion de la “Journée mondiale contre le cancer”, le 4 février, mettent en évidence la “charge croissante” du cancer et la nécessité de remédier aux inégalités en la matière, selon le CIRC, l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée de la lutte contre le cancer.

Estimation des nouveaux cas de cancer par région

Parmi les facteurs qui contribuent à cette augmentation figurent le vieillissement des populations, le tabac, l’alcool, l’obésité et la pollution de l’air.

Actuellement, environ une personne sur cinq développe un cancer au cours de sa vie, tandis qu’un homme sur neuf et une femme sur douze en meurent.

L’augmentation de l’incidence du cancer s’accompagnera d’une hausse de la mortalité due à cette maladie, qui passera de 9,7 millions de personnes en 2022 à 16,6 millions de personnes dans le monde en 2045.

Le nombre de décès dus au cancer en Europe pourrait augmenter de 32 %, selon la nouvelle analyse.

Estimation du nombre de décès par cancer par région entre 2022 et 2045

Cancers courants en Europe et disparités de traitement

En Europe, le type de cancer le plus courant est le cancer du sein, suivi du cancer de la prostate et du cancer du côlon, selon les estimations pour 2022 du CIRC, l’agence de l’OMS pour le cancer.

Formes de cancer les plus courantes en Europe

Les causes les plus fréquentes de décès par cancer dans l’UE sont le cancer du poumon, le cancer colorectal et le cancer du sein, selon les chiffres de l’UE.

Un nouveau rapport de l’Union internationale de lutte contre le cancer (UICC), également publié cette semaine, fait état d’inégalités criantes en Europe en termes d’accès aux soins contre le cancer.

En Suède, par exemple, les personnes ayant un faible statut socio-économique courent un risque plus élevé de mourir d’un cancer que les personnes plus privilégiées, selon l’UICC.

Au Portugal, environ 30 % des causes les plus courantes de cancer sont liées à la consommation de tabac.

“Malgré les progrès réalisés dans la détection précoce des cancers et dans le traitement et la prise en charge des patients atteints de cancer, il existe des disparités importantes dans les résultats du traitement du cancer, non seulement entre les régions du monde à revenu élevé et celles à faible revenu, mais aussi à l’intérieur des pays”, affirme Cary Adams, directeur de l’UICC.

“Le lieu de vie d’une personne ne devrait pas déterminer si elle vit. Il existe des outils permettant aux gouvernements de donner la priorité aux soins contre le cancer et de veiller à ce que chacun ait accès à des services abordables et de qualité. Il ne s’agit pas seulement d’une question de ressources, mais d’une question de volonté politique”, précise-t-il.

Parmi les mesures réclamées par l’UICC figurent l’augmentation des fonds destinés à lutter contre les disparités liées au cancer, l’intégration des services de cancérologie dans les prestations de santé nationales et la mise en œuvre de programmes communs de dépistage du cancer.

Incidence du cancer pour 100 000 personnes

Différences entre les pays à revenu élevé et les pays à faible revenu

Les nouvelles estimations de l’“Observatoire mondial du cancer” du CIRC révèlent d’importantes inégalités entre les pays les plus développés et les nations sous-développées.

Dans les pays ayant un indice de développement humain (IDH) élevé, un indicateur basé sur l’éducation, l’espérance de vie et le revenu, une femme sur 12 sera diagnostiquée avec un cancer du sein, tandis qu’une femme sur 71 en mourra.

En revanche, dans les pays à faible IDH, le cancer du sein est diagnostiqué chez une femme sur 27, mais une femme sur 48 en meurt.

“Les femmes des pays à faible IDH ont 50 % moins de chances d’être diagnostiquées avec un cancer du sein que les femmes des pays à IDH élevé, mais elles courent un risque beaucoup plus élevé de mourir de cette maladie en raison d’un diagnostic tardif et d’un accès insuffisant à un traitement de qualité”, explique Isabelle Soerjomataram, chef adjoint de la branche Surveillance du cancer du CIRC.

Globalement, le nombre estimé de nouveaux cas de cancer dans les pays à faible IDH augmentera de 107 % entre 2022 et 2045, tandis que le nombre estimé de cas de cancer dans les pays à IDH élevé augmentera de 36 %.

Une enquête de l’OMS portant sur 115 pays a montré que la majorité d’entre eux ne financent pas suffisamment les services de cancérologie dans le cadre de la couverture sanitaire, les experts appelant à des investissements importants pour combler les différences entre les pays.

Le CIRC a déjà souligné que les estimations devaient être interprétées avec “prudence” en raison des limites des données sur le cancer dans le monde, “en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire”.

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Cancer du roi Charles III : ce que l’on sait de l’histoire médicale du monarque https://canadavoice.info/cancer-du-roi-charles-iii-ce-que-lon-sait-de-lhistoire-medicale-du-monarque/ Sun, 11 Feb 2024 17:31:42 +0000 https://canadavoice.info/?p=111939

.euronews/ Par Associated Press

Cet article a été initialement publié en anglais

L’annonce du cancer du roi britannique a suscité de vives réactions partout dans le monde. Voici ce que l’on sait du passif de la santé de Charles III.

L’annonce, lundi, d’un diagnostic de cancer chez le roi Charles III a choqué de nombreux Britanniques. Le monarque, âgé de 75 ans, avait globalement joui d’une bonne santé jusque là.

Les responsables du Palais n’ont pas précisé de quel type de cancer souffrait le roi, ni la gravité de son état. Ils ont seulement indiqué que le cancer avait été découvert lors du récent traitement hospitalier du roi pour une hypertrophie de la prostate, mais qu’il ne s’agissait pas d’un cancer de la prostate.

Charles III a entamé un programme de traitements médicaux réguliers et reportera ses activités publiques, indiquent les autorités britanniques.

Traitement de la prostate

Il y a une semaine, Charles III est sorti d’un hôpital privé londonien après avoir été traité pour une hypertrophie de la prostate.

Les autorités ont déclaré que l’affection était bénigne, bien que le roi ait annulé des engagements et ait été invité à se reposer avant l’intervention.

L’hypertrophie de la prostate est fréquente chez les hommes de plus de 50 ans. Elle affecte la capacité des hommes à uriner et ne constitue généralement pas une menace sérieuse pour la santé. Il ne s’agit pas d’un cancer et ne provoque pas de risque accru de développer un cancer de la prostate.

En France, environ 70 000 personnes se font opérer de cette pathologie chaque année.

Les représentants du Palais ont déclaré que le roi avait rendu publics les détails de son état de santé afin d’encourager d’autres hommes à faire contrôler leur prostate, conformément aux conseils de santé publique.

Voici un aperçu de l’historique de santé de Charles III, de la contraction du Covid-19 à une série de blessures subies en jouant au polo et en chassant au fil des décennies.

Covid-19

Le monarque a eu deux fois le Covid-19, mais les autorités ont déclaré qu’il n’avait souffert que de symptômes légers à chaque fois.

La première fois, en mars 2020, il s’est isolé chez lui en Écosse. C’était les premiers jours de la pandémie au Royaume-Uni et les vaccins n’étaient pas encore disponibles.

Il était alors resté en bonne santé, bien qu’il ait perdu le goût et l’odorat pendant un certain temps. Charles a parlé plus tard de l’expérience “étrange, frustrante et souvent pénible” d’être éloigné de ses amis et de sa famille pendant le confinement.

Le roi a contracté le coronavirus une seconde fois en février 2022. À l’époque, il avait été triplement vacciné.

Blessures sportives

Charles III était un joueur de polo passionné et a souffert d’une série de blessures au cours de ses années sportives.

En 1980, il a été projeté et frappé par son poney lors d’un match de polo à Windsor et a dû recevoir six points de suture à la joue.

Dans les années 1990, il a subi plusieurs opérations après s’être cassé le bras droit en tombant lors d’un match de polo et s’être blessé au genou gauche lors d’un autre match.

En 2001, il a perdu connaissance et a été transporté à l’hôpital en ambulance lorsque son cheval l’a projeté lors d’un match de polo auquel il participait avec ses fils, le prince William et le prince Harry.

Le monarque a également été blessé à plusieurs reprises lors d’accidents de chasse. Il s’est cassé une côte en tombant de cheval en 1998 et, en 2001, il s’est fracturé un petit os de l’épaule après une autre chute.

En 2005, le roi s’est retiré du polo après plus de 40 ans de pratique.

Des doigts gonflés

Les doigts gonflés de Charles III font depuis longtemps l’objet de spéculations, certains suggérant qu’ils pourraient être dus à une accumulation de liquide, à l’arthrite ou à d’autres affections.

Cette pathologie reste inexpliquée, et le monarque y a lui-même fait référence plus d’une fois en plaisantant.

Dans un documentaire de la BBC sur le couronnement de Charles, on voit le roi rassurer son fils, le prince William, qui peine à attacher l’une des robes de cérémonie. Il lui dit en plaisantant de ne pas s’inquiéter, car “tu n’as pas des doigts en saucisse comme les miens“.

Traitements mineurs

Charles III a subi d’autres traitements médicaux mineurs au fil des ans.

En 2008, il s’est fait retirer une excroissance non cancéreuse de l’arête du nez lors d’une intervention mineure de routine. En 2003, il a été opéré d’une hernie dans un hôpital privé.

Le monarque, qui souffre d’une dégénérescence discale à la base de la colonne vertébrale, a également parlé de ses douleurs dorsales. Il est connu pour voyager avec un coussin lors des tournées royales, et un coussin de velours est généralement placé sur sa chaise lors des banquets d’État au palais de Buckingham.

Dans ses mémoires intitulées “Spare”, le prince Harry évoque les exercices que son père fait chez lui pour maîtriser ses douleurs “constantes” à la nuque et au dos.

]]> Après un cancer, le soutien émotionnel pourrait aider les patients à reconstruire leur vie https://canadavoice.info/apres-un-cancer-le-soutien-emotionnel-pourrait-aider-les-patients-a-reconstruire-leur-vie/ Thu, 08 Feb 2024 04:58:07 +0000 https://canadavoice.info/?p=111673

euronews / Par Lauren Chadwick

Cet article a été initialement publié en anglais

Alors que le nombre de cas de cancer augmente dans le monde entier, avec une hausse attendue de 23 % en Europe au cours des deux prochaines décennies, des appels sont lancés pour apporter un meilleur soutien émotionnel aux patients.

Pour Muriel Andruétan Piquant, le retour au travail après un cancer a été extrêmement isolant.

Après avoir subi une chimiothérapie et une radiothérapie pour un cancer du sang en 2019, elle se sentait fatiguée et avait des difficultés à se concentrer. Suivre une simple conversation était une épreuve.

“Je ressentais une sorte de honte, et j’étais dure avec moi-même par rapport à mon travail. J’étais un peu déprimée et puis je me suis isolée parce que je ne me sentais pas assez bien dans mon travail, ce qui rendait les choses encore plus difficiles”, se souvient-elle.

Le cancer et la chimiothérapie peuvent entraîner des changements cognitifs, notamment des problèmes de mémoire, des difficultés à se concentrer, de la fatigue et de la confusion.

Muriel a commencé à aider les gens à se reconstruire après un cancerMuriel Andruétan Piquant

C’est la troisième fois que le cancer affecte la vie de Muriel, qui a vu son père et sa sœur cadette lutter contre la maladie des années avant son diagnostic.

Cette ancienne enseignante de 47 ans confie qu’elle avait accès à une thérapie et à des groupes de soutien, mais qu’il lui aurait été bénéfique d’avoir quelqu’un pour l’aider à s’adapter à la vie après la maladie.

Elle n’est pas la seule. D’autres personnes ayant vécu une expérience similaire s’accordent à dire qu’une meilleure prise en charge émotionnelle des patients et de leur famille, y compris un soutien après le traitement, pourrait aider les personnes qui tentent de se reconstruire après un cancer.

La guérison de Muriel l’a incitée à suivre une formation de coach de vie dans l’espoir d’aider les personnes qui tentent de naviguer dans la vie après un cancer et, à l’avenir, de travailler avec des entreprises pour aider à mieux intégrer les anciens patients qui reviennent au travail.

“C’est un cataclysme quand on a un cancer dans sa vie. Les cartes sont rebattues et beaucoup de choses sont remises en question”, explique-t-elle.

“Il y a une tempête dans nos têtes et, par conséquent, il est très, très difficile de savoir qui nous sommes devenus parce que nous avons beaucoup changé”.

Des effets secondaires invisibles

Au Royaume-Uni, l’organisation caritative écossaise, “Maggie’s”, a été fondée pour offrir un lieu de soutien et de réconfort aux patients atteints de cancer et à leurs familles.

La fondatrice, Maggie Keswick Jencks, a été diagnostiquée pour la première fois d’un cancer du sein en 1988, qui est réapparu cinq ans plus tard. Elle et son infirmière en oncologie, Laura Lee, ont décidé de créer un centre peu avant la mort de Maggie Keswick afin d’aider les patients à mieux maîtriser le processus.

“L’hôpital n’offre pas souvent l’espace nécessaire pour explorer et soutenir ce qui peut être un diagnostic accablant. Le cancer est un diagnostic qui met la vie en danger et le traitement est épuisant”, précise Dame Laura Lee, aujourd’hui directrice générale de Maggie’s. “Un plus grand nombre de personnes ont la possibilité de bénéficier d’un traitement plus efficace et d’une meilleure qualité de vie”, souligne-t-elle.

“Un plus grand nombre de personnes ont la possibilité de bénéficier d’un traitement curatif, mais elles peuvent souvent rester avec des séquelles permanentes à long terme”.

L’organisation caritative compte aujourd’hui 24 centres au Royaume-Uni et trois à l’étranger, notamment à Barcelone, et prévoit d’ouvrir des centres aux Pays-Bas et en Norvège.

La reine Camilla, au centre, écoute les bénévoles et les visiteurs du nouveau centre Maggie’s, au Royal Free Hospital, à Londres, le 31 janvier 2024Paul Grover/Pool Photo via AP

Laura Lee explique qu’avec les progrès des traitements, les gens vivent plus longtemps, mais qu’il faut aussi vivre dans l’incertitude quant à leur efficacité, ce qui peut provoquer une crise existentielle.

Une initiative lancée lors du Forum économique mondial de Davos en 2023 a permis aux entreprises de s’engager à offrir un meilleur climat de travail aux personnes atteintes d’un cancer, une étude ayant révélé que 50 % des personnes atteintes d’un cancer craignaient d’en parler à leur employeur.

La difficulté peut venir du fait que les employeurs et les collègues “ne voient pas les effets secondaires invisibles du traitement du cancer”, indique Laura Lee.

“Maggie’s” propose tout, des ateliers créatifs aux cours sur la gestion de l’anxiété et du stress. C’est un effort qui, selon Laura Lee, deviendra encore plus important avec l’augmentation des cas de cancer dans le monde.

Selon de nouvelles estimations publiées récemment par le “Centre international de recherche sur le cancer” (CIRC), le nombre de cas de cancer augmentera de plus de 20 % en Europe au cours des deux prochaines décennies, tandis que le nombre de décès augmentera de plus de 30 %.

“J’ai dû trouver de l’aide à l’extérieur”

Catherine Schopfer était déjà coach de vie et d’affaires lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer du sein en 2012. Le diagnostic est survenu alors qu’une confluence de difficultés se présentait dans sa vie, notamment le décès de ses deux parents à la suite d’un cancer.

Catherine est devenue coach de vie pour les patientsCatherine Schopfer

Recevoir un diagnostic de cancer, c’est comme si “une bombe avait explosé dans votre vie”, confie Catherine Schopfer.

Après sa mastectomie, “je savais que je devais trouver de l’aide à l’extérieur. C’était trop dur pour moi”, se souvient-elle, expliquant qu’elle avait essayé toutes sortes de thérapies et de cours de réduction du stress.

Ce n’est que plus tard, lorsqu’elle a eu deux clientes qui sont venues la voir pour un coaching de vie alors qu’elles traversaient un cancer du sein, qu’elle s’est rendue compte qu’en tant que personne ayant elle-même été atteinte d’un cancer, elle pouvait apporter un éclairage aux patients.

Aujourd’hui, elle accompagne quotidiennement des personnes en traitement et en rémission, mais elle aide également les membres de la famille qui peuvent subir un stress émotionnel lorsqu’ils se retrouvent en position d’aidants.

Catherine Schopfer travaille actuellement à titre privé, mais elle est en contact avec une organisation caritative et des médecins près de chez elle, en Suisse, afin de faciliter l’accès à ce type de soutien, ajoutant que les personnes qui guérissent d’un cancer ont besoin d’une “approche holistique”.

Un soutien émotionnel plus important est nécessaire

La prise en charge du cancer s’est déjà améliorée, Muriel Andruétan Piquant expliquant qu’elle a eu davantage accès à un soutien émotionnel que son père, dont le cancer a été diagnostiqué en 2001, et que sa sœur, dont le cancer a été diagnostiqué en 2006.

Mais bien qu’elle ait un psychologue et qu’elle ait accès à des cours, elle se sentait perdue lorsqu’il s’agissait de savoir comment reconstruire sa vie. Il lui aurait été utile d’avoir quelqu’un à sa disposition pour l’aider à se “réinventer”, dit-elle.

Pour Laura Lee, il est de plus en plus reconnu que les patients atteints de cancer ont besoin d’un soutien qui va au-delà de la thérapie.

“Maggie’s” fournit ce soutien gratuitement et donne également des conseils financiers sur la manière de demander des allocations et de faire face à l’éventualité d’une cessation d’activité.

L’Union internationale de lutte contre le cancer (UICC) a mis en évidence les inégalités en matière de soins contre le cancer dans un rapport publié la semaine dernière, exhortant les gouvernements à s’engager à améliorer les soins pour tous à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février.

L’un des appels est d’inclure les services de cancérologie dans la couverture médicale et d’encourager les soins centrés sur le patient afin de répondre aux besoins spécifiques de chacun.

Au Royaume-Uni, les fonds sont davantage consacrés au diagnostic, mais l’accent n’est pas suffisamment mis sur “les soins, la prise en charge des personnes qui passent par le système, mais qui doivent ensuite faire face à certains des défis posés par le traitement”, assure Laura Lee.

“Il s’agit d’un problème de financement, mais aussi d’un changement de cap : l’hôpital de soins aigus n’est qu’un moment dans la vie d’une personne atteinte d’un cancer. Il doit y avoir d’autres éléments qui contribuent à améliorer les résultats pour les patients”, conclut-elle.

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]]> On vous dit tout sur la pénétration https://canadavoice.info/on-vous-dit-tout-sur-la-penetration/ https://canadavoice.info/on-vous-dit-tout-sur-la-penetration/#comments Fri, 12 Jul 2019 23:56:07 +0000 https://www.canadavoice.info/?p=6586

par Sophie Fleury

C’est l’union charnelle par excellence. Au moment de la pénétration, l’homme et la femme ne font plus qu’un. Source de plaisir intense, il arrive pourtant qu’elle soit désagréable. Explications.

L’union des deux corps

Aboutissement de l’acte sexuel, la pénétration est le moment où l’homme glisse son pénis à l’intérieur du vagin de sa partenaire. Cette union des deux sexes n’est rendue possible que par une excitation suffisante des organes génitaux. C’est pourquoi les préliminaires sont importants lors de tout rapport sexuel : les caresses prodiguées vont entraîner une montée du désir, et permettre de préparer le corps à cette union, en provoquant l’érection du pénis et la lubrification du vagin.

La première fois

C’est un moment important dans la vie d’une vie d’une jeune fille, et il est souvent tout aussi attendu qu’appréhendé. L’entrée du vagin est protégée par une petite membrane souple, l’hymen. Elle est perforée en son centre pour laisser s’écouler le sang des règles, mais a vocation à disparaître lors du premier rapport sexuel : le garçon va en effet déchirer cette membrane lors de la pénétration, c’est ce qu’on appelle la défloration. Un léger saignement peut alors se produire, de même qu’une petite douleur, mais ce n’est pas obligatoire. Cette douleur est d’ailleurs le plus souvent due à une certaine crispation, liée au stress qui entoure le premier rapport sexuel.

Voir aussi : Les positions sexuelles les plus romantiques

Les chemins du plaisir

Si la pénétration est la rencontre physique des deux sexes, c’est aussi et surtout un moment fort pour l’homme et la femme, riche en émotions et en sensations. Les mouvements de va-et-vient exercés par le pénis vont entraîner la contraction des muscles du vagin, et conduire les partenaires vers l’orgasme. Cette montée intense du plaisir va se traduire chez l’homme par l’éjaculation. Chez la femme, en revanche, ses manifestations sont moins visibles : il s’agit plus de ressentis que de réactions purement physiques. Mais certaines positions permettent de plus grandes sensations en favorisant une pénétration plus ou moins profonde. C’est aux partenaires alors, de trouver celles qui leur procurent le plus de plaisir.

Voir aussi : 20 positions pour atteindre un orgasme clitoridien

Quand la pénétration est douloureuse…

Il arrive parfois que la pénétration soit douloureuse, en particulier pour la femme. Plus ou moins intense, cette gêne peut être due à un manque de lubrification au niveau du vagin. C’est souvent le cas au début de la vie sexuelle ou après la ménopause, mais ce problème peut être réglé facilement en utilisant, par exemple, un gel lubrifiant. Généralement à base d’eau (comme le gel lubrifiant naturel Durex, dont 100% des ingrédients sont d’origine naturelle), ce lubrifiant intime permet de retrouver des sensations agréables au moment de la pénétration. Il s’applique facilement à l’entrée du vagin ou sur le pénis.

Pour plus de plaisir, vous pouvez en faire un jeu lors des préliminaires, très importants aussi pour favoriser les sécrétions vaginales. Pourquoi ne pas vous prodiguer quelques caresses sensuelles avec une noisette de lubrifiant. Ça peut être vous qui vous masturbez ou votre partenaire qui vous caresse. A vous de voir ce qui vous plait le plus sur le moment !
Il peut aussi arriver que les douleurs au niveau du vagin soient d’origine plus sérieuse : on parle alors de dyspareunie. Loin d’être rare (ce trouble concernerait une femme sur cinq), ces douleurs sont un vrai handicap pour la vie sexuelle du couple. Elles peuvent résulter de lésions au niveau de la vulve (mycose, herpès, irritation…), mais également avoir des origines psychologiques. Dans les deux cas, il est nécessaire de consulter un spécialiste pour y remédier.

… voire totalement impossible

Au-delà de la douleur, il peut arriver que la pénétration soit même complètement impossible. Sans que les organes génitaux ne souffrent d’une quelconque malformation ou d’un dysfonctionnement (ils réagissent bien à l’excitation), l’orifice vaginal, par un réflexe involontaire, se referme à chaque tentative de pénétration. On parle alors de vaginisme. Les muscles du périnée et du vagin vont se contracter dès lors que l’on tente d’introduire un pénis, un doigt, ou encore un simple tampon, à l’intérieur de la muqueuse. Ce phénomène peut être dû à une peur ou une phobie, voire un refus de la sexualité, un traumatisme ou encore à un blocage d’ordre psychologique beaucoup plus profond. Là aussi, seul un médecin sera en mesure de proposer des solutions pour débloquer la situation.

La vie sexuelle pendant la grossesse

Contrairement à de nombreuses idées reçues, avoir des rapports sexuels pendant la grossesse n’est ni interdit, ni impossible : c’est dans l’utérus, et non dans le vagin, que l’enfant se développe. Seuls les changements que subit le corps de la femme peuvent gêner ou rendre inconfortable la pénétration. Aux partenaires alors de changer leurs habitudes afin de trouver des positions aussi confortables que satisfaisantes, comme l’un comme pour l’autre. Après l’accouchement en revanche, il est préférable d’attendre la fin des saignements pour reprendre une vie sexuelle active. Mais le mieux est encore de rester à l’écoute de son corps et de son désir.

La pénétration anale

La pénétration peut également être anale. On parle alors de sodomie. Longtemps réservée aux couples homosexuels masculins, la sodomie fait aujourd’hui partie du paysage érotique des couples hétéro. Très appréciée par les hommes, elle est encore souvent appréhendée par les femmes. Comme toute pratique sexuelle, elle doit être désirée et consentie pour le plaisir et le bien-être de chacun des partenaires.
Petit conseil : si vous êtes tenté(e), pensez à préparer le terrain. En effet, même excitée, la zone anale ne se lubrifie pas naturellement. Il est donc conseillé d’utiliser un gel lubrifiant, à base d’eau ou de silicone, pour faciliter la pénétration. Attention toutefois si vous utilisez un sextoy en silicone pour cette pratique sexuelle, ce type de produit est incompatible avec un gel intime en silicone, préférez utiliser un produit à base d’eau.

Les meilleures positions pour pratiquer le sexe anal

Voir aussi : 30 positions incroyables pour pratiquer la sodomie

Pénétration rime avec protection

On ne le répétera jamais assez, mais il existe toujours un risque d’infection lors d’un rapport sexuel. Qu’il s’agisse d’infection bénignes (mycoses, herpès…) ou plus sérieuses (certains germes/virus transmis par voie génitale sont à l’origine du cancer de col de l’utérus, ou du sida) il est indispensable de se protéger. De même, l’utilisation d’une contraception efficace est préférable pour éviter une grossesse non désirée.

Quelques sources pour aller plus loin :
Brochure « Les premières fois » de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)
> Article du Vidal sur les douleurs pendant les rapports sexuels (publié en juillet 2018)
Fiche pratique « Quand l’amour fait mal » du Collège national des gynécologues obstétriciens français

Révisez vos classiques avec 100 positions du Kamasutra !

Voir aussi : 100 positions pour être la reine du Kamasutra

A lire aussi sur aufeminin :
– Top 5 des positions les plus célèbres pour faire l’amour

– Tout savoir sur la sodomie
– Le plaisir sexuel en 20 questions
– Le clitoris, mieux le connaître pour plus de plaisir

par Sophie Fleury

]]> https://canadavoice.info/on-vous-dit-tout-sur-la-penetration/feed/ 707 Top 5 des positions les plus célèbres pour faire l’amour https://canadavoice.info/top-5-des-positions-les-plus-celebres-pour-faire-lamour/ https://canadavoice.info/top-5-des-positions-les-plus-celebres-pour-faire-lamour/#comments Fri, 12 Jul 2019 23:24:39 +0000 https://www.canadavoice.info/?p=6566

par la rédactionle

Le missionnaire, tout le monde connaît. Mais il existe une multitude de postures possibles pour prendre du plaisir à deux. Et en connaissez-vous les avantages (et même les inconvénients aussi) ? Tour d’horizon des 5 positions sexuelles les plus connues, avec un avis d’expert !

Petit tour d’horizon très détaillé des 5 positions les plus connues et approuvées par les sexologues, pour pimenter vos ébats.

Le missionnaire

Le missionnaire, c’est un grand classique du kamasutra, la position la plus naturelle, que seuls les humains pratiquent. Vous êtes allongée sur le dos, jambes écartées. Votre partenaire vous pénètre, allongé sur vous, en appui sur ses genoux ou sur ses coudes pour ne pas trop peser sur vous.

Côté plaisir : L’homme profite plus du missionnaire que la femme. C’est lui qui contrôle tout : rythme et intensité de la pénétration, inclinaison du pénis. Disposant de peu de marge de mouvement, vous ne pouvez que bouger votre bassin ou vos jambes pour obtenir une meilleure stimulation du clitoris. Bref, l’extase n’est pas garantie pour vous.

Avantages : Idéale pour les amoureux romantiques, cette position favorise les échanges et les étreintes. Les deux corps sont en contact sur toute leur longueur, les amants sont face à face, ils peuvent se regarder les yeux dans les yeux, s’embrasser fougueusement. Facile et naturelle, c’est la position des premières fois.

Inconvénients : Jugée parfois trop monotone et banale, le missionnaire a une image plutôt “routinière”. C’est l’amour sans se fatiguer. Pour ajouter un peu de piment à la position du missionnaire, n’hésitez pas à user d’astuces les plus hot les unes que les autres, notamment avec ce kit de menottes pour pieds et mains, à 16.99 € sur Amazon

L’andromaque

Mesdames, voilà, avec l’andromaque, la clef de la domination sexuelle ! Pour la petite histoire, cette position provient des récits d’Homère, dans lesquels Andromaque chevauchait son mari Hector. En pratique, l’homme est allongé sur le dos, tandis que vous êtes au-dessus, assise ou accroupie sur lui.

Côté plaisir : C’est bien souvent la position que les sexologues recommandent aux femmes qui souhaitent découvrir l’orgasme vaginal. En effet, cette posture favorise le plaisir féminin, puisque vous-même êtes aux commandes : vous choisissez l’inclinaison de votre corps, l’angle et la profondeur de la pénétration, le rythme des mouvements. De plus, la zone à l’avant du vagin étant particulièrement sollicitée, la position d’Andromaque est favorable à la stimulation du point G.

Avantages : Votre homme a les mains libres, il a donc tout le loisir de caresser votre clitoris, vos fesses ou vos seins pendant que vous le “chevauchez”. Par ailleurs, sachez que l’andromaque a tendance à ralentir la jouissance masculine. Intéressant pour les hommes qui éjaculent trop vite.

Inconvénients : Si beaucoup d’hommes aiment assouvir leur fantasme de soumission, d’autres en revanche n’apprécient pas d’être ainsi dominés. A vous de lui montrer ce que cette position peut lui apporter ! Et pour intensifier encore plus l’excitation, utilisez un gel lubrifiant Durex : frissons de plaisir garantis !

La levrette

La levrette a une connotation animale car la femme est installée à 4 pattes et l’homme à genoux la pénètre par derrière. C’est une position qui fait l’objet de nombreux fantasmes, notamment chez ces messieurs.

Côté plaisir : La levrette permet une pénétration très profonde, une union des corps jusqu’au bout. La pénétration peut également se faire un peu sur les côtés, en haut ou en bas en choisissant l’angle d’attaque. D’où des sensations possibles très diverses à explorer.

Avantages : L’homme peut accéder facilement au clitoris pendant la pénétration et ainsi multiplier les plaisirs. Ses mains peuvent également se promener sur le corps de sa partenaire.

Inconvénients : Les plus romantiques n’apprécieront pas cette position plutôt bestiale, où l’on ne peut pas se regarder les yeux dans les yeux. Attention par ailleurs à ne pas y aller trop fort, car la pénétration est profonde et peut parfois se révéler douloureuse pour Madame.

Voir aussi : 20 positions pour atteindre un orgasme clitoridien

La position du 69

Comme le symbolise le fameux chiffre 69, les deux partenaires sont allongés tête-bêche, sur le côté ou l’un sur l’autre. La bouche de l’un est contre le sexe de l’autre, ils se prodiguent mutuellement fellation et cunnilingus.

Côté plaisir : Le 69, c’est le plaisir au diapason. Les lèvres et la langue de chacun ont accès aux zones les plus sensibles du corps. Clitoris, vagin et pénis sont stimulés simultanément, pour un moment de partage intense.

Avantages : Pratiqué en préliminaire, le 69 est une position idéale pour faire grimper le plaisir et l’excitation des deux amants.

Inconvénients : Certains n’aiment pas le 69 car le fait de se concentrer sur le plaisir de l’autre empêche de s’abandonner totalement à ses propres sensations. En préambule de cette position plus que hot, massez-vous l’un l’autre avec une bougie de massage aphrodisiaque… L’excitation est à son comble et le plaisir n’en sera que décuplé !

Les petites cuillères

Les petites cuillères, voilà une expression très imagée : les deux partenaires sont allongés sur le même côté, comme des petites cuillères. L’homme, collé contre le dos de la femme, la pénètre.

Côté plaisir : Comme la levrette, la position des petites cuillères permet une pénétration vaginale plus profonde, ce qui est très agréable pour les deux partenaires. Tel une étreinte, l’emboîtement des corps de la tête aux pieds provoque un sentiment de fusion.

Avantages : C’est une position reposante. A recommander donc quand on est fatigué, après une soirée arrosée par exemple. Douceur, lenteur et tendresse sont de mise. Avis aux amateurs. Enfin, les femmes enceintes apprécieront de pouvoir faire l’amour sans être gênées par leur gros ventre.

Inconvénients : Il faut aimer les câlins calmes et tranquilles. Adeptes des câlins fougueux et dynamiques, passez votre chemin !

D’autres positions sexuelles ? Jetez un oeil à notre kamasutra

]]> https://canadavoice.info/top-5-des-positions-les-plus-celebres-pour-faire-lamour/feed/ 229 Sorties de coma et troubles de la conscience: des cas rarissimes qui fascinent https://canadavoice.info/sorties-de-coma-et-troubles-de-la-conscience-des-cas-rarissimes-qui-fascinent/ https://canadavoice.info/sorties-de-coma-et-troubles-de-la-conscience-des-cas-rarissimes-qui-fascinent/#comments Fri, 03 May 2019 07:35:05 +0000 http://www.canadavoice.info/?p=840 Paris Match | La Rédaction avec AFP

Un femme s’est “réveillée” d’un coma de 27 années. D’après les experts, ce cas est rarissime.

L’histoire d’une femme qui a repris connaissance 27 ans après de graves blessures cérébrales a fait grand bruit cette semaine, mais attention, préviennent les experts: ces cas sont rarissimes et dire qu’elle s’est “réveillée d’un coma” est simpliste, car “ce n’est pas comme dans les films”.

Qu’est-il arrivé à cette femme?

Mounira Omar, une femme émiratie, avait 32 ans lorsqu’elle a été blessée dans un accident de la circulation, en 1991. De graves lésions cérébrales l’ont plongée dans un état d’inconscience dont elle est finalement sortie en mai 2018.

“J’ai toujours cru que l’état de santé de ma mère allait s’améliorer”, a déclaré à l’AFP son fils Omar, 32 ans, qui avait lui-même survécu à l’accident et a rendu son histoire publique cette semaine.

Peut-on parler de “réveil”?

Non, pas si on entend par là que “la patiente se serait soudainement réveillée après un long sommeil”, a lui-même affirmé au magazine Der Spiegel le docteur allemand qui l’a suivie, Friedemann Müller. Cette femme n’était en fait pas dans le coma proprement dit, mais dans un état de conscience minimale, depuis un temps indéterminé: elle pouvait déjà “regarder quelque chose brièvement et réagir en voyant le visage de son fils”, selon le Dr Müller.

Appelés “troubles de la conscience”, les états provoqués par des lésions cérébrales sont complexes. Schématiquement, ils sont classés en trois stades: le coma (les malades ne sont ni éveillés ni conscients), l’état végétatif ou “état d’éveil non-répondant” (les malades sont éveillés mais inconscients) et enfin l’état de conscience minimale.

Ce dernier terme s’applique à des malades “sortis d’un état végétatif avec potentiellement un peu de perception consciente”, dit à l’AFP le neurologue Benjamin Rohaut, de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, Hôpital Pitié Salpêtrière à Paris).

Ainsi, un malade en état de conscience minimale peut suivre quelqu’un du regard ou tenter de retirer son bras si on le pince pour tester sa perception de la douleur.

“Techniquement, cette femme était déjà réveillée”, explique à l’AFP le docteur Martin Monti, spécialiste du cerveau à l’Université de Californie. “Pour autant, elle a sans nul doute émergé d’un état de troubles de la conscience”, poursuit-il.

Elle l’a fait de façon très progressive, jusqu’à en arriver à “prononcer le nom de son fils, nous saluer ou citer des versets du Coran”, selon le Dr Müller.

Ces cas sont-ils fréquents?

“Ils sont extrêmement rares, et c’est pour ça qu’ils font les gros titres”, indique la Pr Jenny Kitzinger, chercheuse spécialisée dans les troubles de la conscience à l’Université de Cardiff.

Elle relève que “les médias en donnent parfois une vision idéalisée”: “Il est important de ne pas généraliser en pensant que chaque patient peut, entre guillemets, +se réveiller+”.

“Il faut aussi réfléchir à ce que signifie réellement le fait de +se réveiller+ après des années de troubles de la conscience: ce n’est pas comme dans les films”, insiste-t-elle.

Comment expliquer cette amélioration?

Friedemann Müller dit avoir mis en oeuvre une approche globale: travail sur les muscles pour combattre la spasticité (phénomène de contraction dû aux lésions cérébrales), physiothérapie, exposition à de multiples stimuli (contacts avec les proches, sons, etc.)

“On appelle ça une approche holistique: elle vise à stimuler au maximum le potentiel de récupération”, selon Benjamin Rohaut.

En outre, l’équipe allemande dit avoir adapté le traitement antiépileptique de la patiente.

Dans les cas de lésions cérébrales, “il arrive qu’on traite à tort des choses qu’on pense être de l’épilepsie. Or, beaucoup de médicaments antiépileptiques ont un effet sédatif”, selon Benjamin Rohaut.

Quelles conditions de vie pour cette femme désormais?

Le Dr Müller assure qu’elle “peut interagir consciemment avec son environnement et revenir à une vie de famille”.

Cela étant, vu la gravité de ses lésions cérébrales, “personne ne peut imaginer qu’elle redevienne par miracle exactement la personne qu’elle était auparavant”, nuance le Dr Monti. “Mais avoir retrouvé sa pleine conscience et être capable d’interagir avec sa famille et son environnement a dû considérablement améliorer sa qualité de vie”.

S’il est déjà compliqué de prédire comment récupérera un patient classique, la durée exceptionnelle des troubles de la conscience expérimentés par Mounira Omar ajoute une incertitude supplémentaire.

Selon la Pr Kitzinger, “il est possible de récupérer relativement bien d’une courte période de troubles de la conscience, mais plus cette période est longue, plus la récupération risque d’être limitée”.

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